Partenaires
Ville de Belfort, Ville de Besançon, Région Paca, Region Franche Comté


Équipe artistique

Écriture
Mise en scène
Interprétation :
Laurence SÉMONIN

Collaboration artistique :
Lisa FRUGIER

Intervenants comédiens :
Création avril 2002
Tournée 2002 à oct 2003
:
Julie JOUVENOT
Samy GUET
Depuis novembre 2003 :
Lisa FRUGIER
César FRADE
ou Jean Louis GALLI

Intervenants à la mise en scène :
Tableau Final :
Bernard KUDLAK (Cirque Plume)
Rap et final :
Eric STIEFFATRE, chorégraphe
(Cirque Baroque)
d'après une idée de Lisa FRUGIER
Danse indienne :
CANDELA
d'après une idée de Léonie TISSERAND
Magie :

Mickaël FULBERT

Création lumière :
Sébastien MICHAUD

Création son :
Michel REDOLFI,
compositeur sound designer (Faust d'or)

Création musique :
Gérard BôLE Du CHAUMONT
Samy GUET (musique danse indienne)

Création costumes :
Viviane MILLERAND
Hélene OLIVA
Fbg : JM ANGAYS
Stephane LAVERNE
Merci à David BELIGOU

Perruquier :
Buteux - Paris

Régie plateau
Accessoires - costumes :

Edith VEJUX
Corinne RUFFION


Photo de presse
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: 318 Ko
Dimension
: 13,6 x 9,4 cm
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Taille : 367 Ko
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: 13,6 x 9,4 cm
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crédit photo > Jérémie Julien

Taille : 355 Ko
Dimension
: 14,8 x 10,5 cm
Résolution
: 300 dpi

"La Madeleine s'ouvre aux autres en nous ouvrant le coeur à la vie.
Ecouter ses vérités, c'est redonner du sens au monde, du goût aux choses simples, un spectacle essentiel, vivifiant et terriblement générateur."
Bernard Babkine

"Laurence Sémonin, auteur et comédienne, toujours doué d'un formidable sens de l'observation des faits, des gestes et des mots, lance sa vielle et savoureuse paysanne franc-comtoise autour du monde. [...]
La Madeleine Proust porte sur les paysages, les gens et leurs coutumes un regard d'enfant. Et, l'air de rien, elle apprend la fraternité.
Valse de drôleries, de sensations et d'émotions, ce tour du monde est servi par des chorégraphies surprenantes"
A.A. Le Canard Enchainé

“Un charme et une poésie de langage étourdissante ! (…)”
Actualité Juive Hebdo

“Plaidoirie contre la peine de mort, le racisme, le stress généralisé, cette invitation au voyage donne un sacré coup de vieux aux préjugés”

Le Pays (Stéphanie Ruffier)


“Je suis heureux et fier de vous avoir accueillie aux Bouffes Parisiens. Le temps travaille pour vous. La tournée sera un chaud succès. Continuez à être Vous, flamboyante et libre”.
Jean-Claude Brialy

“Cette femme sans préjugés ni partis pris, le coeur gros comme un camion et la tête pleine de rêve nous donne, mine de rien, des leçons de vie et, par son humanité, elle révèle une part de bienveillance. Et quels jeux de mots délicieux, quelles expressions imagées et réjouissantes sur toutes les choses de la vie, qu’elle distille avec un charme et une poésie de langage étourdissante ! (…) “A travers la Madeleine Proust, je revendique le droit à la parole des gens simples, la nécessité de transmettre le savoir, les particularismes de langue, les accents de nos terroirs, le droit à la différence, les prises de conscience qui nous bouleversent à l’intérieur…”. (…) Qui ne voudrait pas de la Madeleine pour grand-mère.”
Actualité Juive Hebdo

“Plaidoirie contre la peine de mort, le racisme, le stress généralisé, cette invitation au voyage donne un sacré coup de vieux aux préjugés”.
Le Pays (Stéphanie Ruffier).

“110 minutes de vrai bonheur ! Un spectacle fabuleux de poésie de rêve qui radioscopie notre société avec humour mais sans indulgence. On reste séduit vaincu par tant de pertinence”.
Le journal de Savoie

“Le spectacle, rendu encore plus magique par les lumières de Sébastien Michaux et les sons du sound designer Michel Rudolfi (…)”.
Le bien public

 La Madeleine Proust en forme
En 1982
j'ai 31 ans et j'entre dans la peau d'une vieille femme, paysanne, 76 ans, le dos voûté, l'arthrose au bras, vive, curieuse, le corps jeté en avant. Toujours quelque chose à faire. Quelque chose à dire. Faire plutôt que être. Sa voix qui sent la bise et les sapins, accompagne comme une musique les gestes qui ont en mémoire le savoir-faire, dans un quotidien barricadé d'habitudes et de manies. Une miette de pain a l'insolence d'un obstacle au bon fonctionnement des engrenages.
Ce personnage je le crée poète involontaire et je l'installe dans le réalisme. Le réalisme est ambigu, c'est son charme infini. Le questionnement fertile s'installe. Derrière une expression bénigne (« en vase clos »), une satire sociale (« en vaste clos »). La Madeleine Proust trimballe ses pataquès, sa philosophie instinctive, de la table en formica à l'évier, de l'évier à la fenêtre, du détail à l'universel.

La Madeleine Proust à Paris
En 1986
j'ouvre la porte de la cuisine sur le jardin. Depuis 82 j'ai élargi mon champ de vision. La Madeleine aussi. Côté cour mon coeur bat dans sa peau de nylon, ma voix crie, dénonce, raconte, pleure et chante.
La Madeleine Proust est mon habit
de scène.
Et à présent mon porte-Parole.

La Madeleine Proust fait le tour du monde
À l'an 2001
juste un pas à faire, celui qui « coûte ». Pour sortir de son jardin et enjamber les frontières. La Madeleine Proust n'a pas vieilli mais le rythme autour d'elle s'est accéléré dans une course vertigineuse à la production, à la consommation, course aux armements, course contre le temps. La famille éclate. Un neveu déménage à Belfort, un autre s'installe à Marseille, une nièce à New York, la Véro à Delhi...

Ainsi j'emmène la Madeleine Proust dans des paysages qui n'existaient pour elle que sur les cartes postales collées sur le buffet de sa cuisine. Je l'emmène dans la rumeur des villes proches (Besançon, Belfort). Dans l'exotisme de Marseille, jusqu'à l'autre bout du monde (Inde - Afrique - Québec - Mexique...)

Elle découvre l'inconnu qui loin d'être hostile comme elle le craignait, au-delà des barrières de la langue et des coutumes, lui ouvre les portes de la fraternité.
« Comment ça se fait qu'on a attendu si longtemps pour aller voir ailleurs ».
Elle nous restitue à travers sa lorgnette, à travers le tamis de sa culture
ses impressions de voyage. Elle nous renvoie à nous-mêmes, à nos à priori, à nos préjugés, à nos conditionnements d'occidentaux. Avec l'oeil malin du bon sens. Et par son humanité, elle nous révèle une part de notre humanité.


Elle n'est pas allée aux écoles mais la vie pour elle est une école.
« Les voyages forment la jeunesse, même pour les vieux ».


Dans ce troisième spectacle les tableaux se succèdent comme les diapositives qu'on montre à sa famille, à ses voisins au retour d'un voyage. On commente, on extrapole, on délire. Des yeux dans l'ombre qui nous narguent, les monstres ailés de nos fantasmes. Sur le fond de scène surgissent des anges ou des démons, les spectres de nos peurs, les rêves secrets de nos âmes.


La Madeleine dans son franc parler s'ouvre vers l'inconnu, le fantastique, la féérie, la magie. Elle se prend à rêver, à danser, à chanter. Et bascule peu à peu dans ses visions surréalistes où d'étranges êtres croisent sa route.


Pour la Madeleine j'ai appris à prendre l'accent, à voûter mon corps, à placer ma voix, à plumer une poule, à tenir les fils invisibles qui me relient au public pour jubiler avec lui.

Pour moi la Madeleine va chanter et danser jusqu'au tourbillon final où je me sépare de ma fausse peau de tissu, de la perruque grise et où je danse libre et légère, jaillie du ventre de la scène, nourrie de tout ce que ce personnage m'a donné depuis 20 ans.


À travers la Madeleine Proust je revendique le droit à la parole des gens simples, la nécessité de transmettre le savoir, les particularismes de langue, les accents de nos terroirs, le droit à la différence. Les prises de conscience qui nous bouleversent à l'intérieur, nous mènent par la main au lâcher prise, au pardon, à la compréhension des autres.
Le droit de rire de tout - mais pas n'importe comment.
Dire qu'on voit les choses comme on est, et pas comme elles sont.
À l'heure du « jeunisme », j'offre une vieille femme à aimer.

 


















 
 A  
tmosphère ... atmosphère ... ambiance ... ambiance ...

Un sac écossais rouge et noir
Une valise à roulettes
Paris c'est Paris
Les tambours les ola
Les supporters de l'OM
Non aux OGM
Manifestation à Besançon
Une invitation à aller plus loin
Grève des trains petit train-train
Partir ne pas partir partir
ne pas partir
Voyager rester rêver envier
regretter
Résolution billet d'avion
visa tampon
Peurs
Peur d'oublier un habit
Que de soucis
Peur de se perdre
peur des autres
Peur des mots des maux
Peur du crash
Loin des sapins loin des vaches
What's your name ? Comment ?
Coma te iliama ? Comment ?
How old are you ?
Je ne comprends pas
moi pas comprendre
Peur de ce qui n'existe pas
Peur pour rien
Aéroport Charles-de-Gaulle
rien à déclarer ?
Confitures de framboise Comté
Saucisses de Morteau
New York c'est beau c'est haut
Les sirènes les bottes bien cirées
de la police montée bien
polissées les flics qui font clic
Les égoûts qui fument comme
au cinéma
Rencontre du 3°type

à Central Park.
Ouah !
Retour à Derrière les Gras
Allo c'est toi Simone ça va
pi' chez toi ça va pi' toi ça va
Simone ?
Déjà envie de repartir
Comment ça se fait qu'on
a attendu si longtemps
pour aller voir ailleurs ?
Plus peur
How are you ? Très bien et vous ?
Muchas gracias, hala compaùero
Jicaltepec pyramides aztèques
Bidon bidon bidonville
Pollution prostitution oppression
Oh si y sont beaux ces p'tits gosses
Carnaval à Rioz mais pas de
Janeiro
C'est l'an 2000
Défaire les valises vider son sac
Déballer les souvenirs
tic tac
Air India
Les vaches blanches et brunes
et noires libres dans la rue
sur les trottoirs
Manger avec la main
Dormir dans les trains
Curry saris sadhous encens riz
chapati monkey
La soie de Bénarès
Ablutions processions
Les coups de klaxon
des rickshaus des autos
Un mort qui passe en vélo
Manchots culs de jattes
et maradjahs
Shiva
Le soir regarder glisser
les flammes des âmes
sur les eaux paisibles du Gange
La nuit voir s'envoler les anges
Qu'est qu'on mange ?
Where do you come from ?
Nirao
Mao dressé debout à Chengdou
Petits métiers au coin des rues
Les brumes de la vallée perdue
Simone je t'écris du
« Montipichu »
de la Réunion du Gabon
du Québec
Je t'écris du désert
Le fleuve est à sec
Danse avec la pluie
Danse de saint Guy
Et comment ils vivent
au Pôle-Nord ?
D'abord visiter le lion de Belfort
Ici ailleurs
Plus près plus loin
Rapporter des bruits des odeurs
du jasmin
Respirer écouter
battre son coeur
Tout est plus léger
Valser valser
La Madeleine décolle
elle s'envole
bye bye
Et moi je danse
Et je lui dis merci
gracie dankeschôn
thankyoii gracias
xixie aligato efJ1aristo
spasiba choukran. . .

Merci à tous et à toutes qui ont participé
à cette fabuleuse aventure.

Merci à la ville de Belfort - à la ville de Besançon - à la région Alpes côte d'Azur - avec l'espoir d'un partenariat de la région Franche-comté.

Un merci particulier à : Jean et Josette Sémonin - Jérémie - Gérard Bôle du Chaumont - David Beligou - Marjorie et Guy Loriero et Pascal Morabito de Marseille - Julia de Cancun - Seema et Julia de New -York - JM. et K. de Montréal - Zoé - Zou -Rose Chapoutot - Catherine Pourchet - Georges Azenstark A Moumen A Joséphine Meunier
A Yannick Le Chef et Edith pour les fantômes et à Jean-Michel pour son hommage à tous les techniciens de surface des théâtres du monde entier.



De décembre 2001 à avril 2002
J'écris à Marseille face à la mer
Dans un coin de la terrasse
une sorcière me protège
Je travaille face à la mer
Je travaille jour et nuit
Quinze ans de notes à dépouiller, à classer
Et l'inspiration qui coule à travers moi
comme une eau purifiée et nécessaire

Emmener la Madeleine dans mon univers
est une jubilation malicieuse et féconde


Répétitions de danse avec Eric Stieffatre