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Quand
ma mère s'avisait de prendre la caméra - et seulement parceque
mon père désirait être filmé. C'était
très tendu. Il ne lâchait pas la Paillard des yeux.
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Le
dimanche soir, après le pique-nique ou le ski ou le patin à
glace sur les bassins du Doubs, mon père dépliait religieusement
l'écran devant le buffet de la salle à manger.
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Lu
bout du compte on était toujours d'accord. Le ronronnement du
projecteur, l'odeur tiède des ampoules qui chauffaient et lma
magie des images sur la grand écran.
J'allais en découvrir un encore plus grand, au patronage, tellement grand que j'ai cru que les loups de "sans famille" allaient bondir sur moi. C'était le jeudi après midi dans le préfabriqué du catéchisme et ça coûtait vingt centimes. Pour cinquante centimes j'avais le choix entre un cervelas ou deux séances de cinéma. Je préférais le cinéma et pourtant qu'est ce que j'aimais le cervelas! |
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On rejouait
les scènes dans le jardin. |
Au
cinéma" le Paris", à Morteau, je suis tombée
amoureuse de Joselito. Plus tard j'ai acheté tout ses disques. Mais
le premier film que ma mère m'a emmené voir, c'était
"Sainte Bernadette". Quand je me promenais dans les bois, j'avais toujours peur que la Vierge m'apparaisse et que je sois choisie pour devenir bonne soeur.
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Jean-Pierre
me chahutait tout le temps.
Je
me mettais à pleurer et il me traitait de pisseuse....
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